mercredi 14 novembre 2012

Culture de l'échec : les échecs évitables

Dans le précédent article, nous évoquions les 3 catégories dans lesquelles les échecs peuvent être placés.  Dans ce billet, nous traiterons des échecs évitables.

Ces échecs sont liés à des opérations prévisibles.  Autrement dit, il est convenu que le collaborateur a en sa possession tous les éléments nécessaires pour réaliser la tâche qui l'a amenée à un échec.  Les échecs classés dans cette catégorie sont non seulement prévisibles mais très souvent dommageables !

Dans cette catégorie, on va retrouver les raisons suivantes :

Non-Respect
Top one de cette catégorie de raisons.  L'employé décide volontairement de ne pas suivre les procédures mises en place pour réaliser la tâche qui lui est confiée.

Bien entendu, il est clairement admissible que cette raison d'échec doit amener à un blâme car rien ne peut expliquer qu'un collaborateur avisé décide, seul, de faire autrement.

Inattention
Avec cette seconde raison, nous voyons que le blâme n'est pas tout le temps la bonne solution.  Nous ne sommes plus dans un non-respect intentionnel des procédures mais dans une situation ou ce non-respect se fait par inadvertance.

Il est, selon moi, plus intéressant de comprendre pourquoi cette inattention a eu lieu et d'agir sur les causes de celle-ci :

  • L'employé est-il préoccupé par des soucis financiers ou d'ordre privé ? 
  • Le collaborateur est-il anxieux après l'annonce de résultats économiques défavorables ? 
  • Le travailleur est-il épuisé suite à un rythme de travail trop important ? 
Il est primordial de découvrir la raison et d'y remédier.  Bien entendu, si cette inattention devient chronique, un blâme sera certainement à envisager.

Incompétence
Je n'aime pas ce terme mais je me dois de reprendre celui employé par l'auteur.  Je préfère parler de compétences non-acquises par le collaborateur.

Dans nos entreprises en perpétuelles évolutions, il n'est pas rare qu'un employé se voit confier de nouvelles tâches ayant peu (voire pas du tout) de rapport avec sa mission initiale.  On demande de la flexibilité aux employés ; celle-ci doit être réciproque au niveau des dirigeants !

Réfléchissez à ceci un instant : si vous engagez un nouveau collaborateur que vous jugez par la suite incompétent dans les missions qui lui sont confiées : est-ce que l'échec ne serait pas celui du recruteur ?

Si vous attribuez une nouvelle responsabilité à un bon collaborateur pour le "récompenser" sans lui donner tous les éléments nécessaires à la réussite de cette mission : n'êtes-vous pas à l'origine de cet échec ? Pensez-y et dites-vous que (dans la majorité des cas), un échec du à de "l'incompétence" peut souvent être compensé par de la formation.

Procédure inadaptée
L'auteur, pour expliquer ce point, reprend l'exemple de Toyota chez qui tout le personnel peut se donner le droit de tirer sur une sonnette d'alarme si il estime se retrouver face à une procédure de production inadaptée.

Cette sonnette d'alarme stoppe la production qui pourra reprendre si cette anomalie (constatée ou envisagée) peut être résolue en 1 minute maximum.  Dans le cas contraire, la production est arrêtée le temps d'envisager la meilleure solution.

Ceci est un bel exemple de "culture de l'échec".  Au lieu de voir une procédure inadaptée comme un simple échec dont le responsable serait le collaborateur à l'origine de celle-ci, on décide de travailler constamment sur l'amélioration de toutes les procédures internes.

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